Port du casque non obligatoire, mais interdiction formelle de circuler sur les trottoirs. Les mineurs de moins de douze ans n’ont pas le droit d’utiliser une trottinette électrique sur la voie publique. Assurance responsabilité civile exigée, vitesse limitée à 25 km/h, et équipements réfléchissants obligatoires en cas de faible visibilité.
Les règles varient selon les communes, certaines imposant des restrictions supplémentaires. L’absence de respect de ces obligations expose à des amendes pouvant atteindre 1500 euros, voire à l’immobilisation de l’engin.
Trottinette électrique : ce que prévoit la réglementation actuelle
Le décret du 23 octobre 2019 a fait entrer la trottinette électrique dans la grande famille des EDPM (engins de déplacement personnel motorisés), qui forment aujourd’hui la catégorie des NVEI. Ce décret n’a rien d’anecdotique : il pose un cadre légal précis pour encadrer ces véhicules qui ont envahi les rues, au même titre que les hoverboards, monoroues ou gyropodes.
Désormais, la trottinette électrique est traitée comme un véhicule terrestre à moteur par le code de la route. Cela signifie que les obligations applicables sont alignées sur celles des autres NVEI. La vitesse ne doit jamais dépasser 25 km/h, un maximum qui pourrait être abaissé à 20 km/h, selon les recommandations du Conseil Européen de la Sécurité des Transports. Les pistes cyclables sont à privilégier ; à défaut, il reste possible de circuler sur les chaussées limitées à 50 km/h. Les trottoirs sont hors-jeu, sauf si la mairie adopte une disposition spéciale, et le stationnement peut aussi être soumis à des règles locales strictes.
Ce cadre évolue sans cesse, avec des arrêtés municipaux qui multiplient les restrictions : limitation de vitesse dans certains quartiers, espaces interdits, stationnement encadré. Mieux vaut garder un œil attentif sur la signalisation avant chaque trajet. À l’horizon, la loi trottinette électrique 2026 promet de renforcer encore ces exigences, preuve que la législation s’ajuste sans relâche à la réalité du trafic urbain.
À partir de quel âge peut-on circuler et sur quelles voies ?
La réforme de septembre 2023 a durci la règle : 14 ans révolus sont désormais exigés pour prendre le guidon d’une trottinette électrique sur la voie publique en France. Finies les balades improvisées des plus jeunes, une mesure largement appliquée par Paris et les grandes villes, qui n’accordent aucune dérogation.
Pas besoin de permis ni de BSR, tant que l’engin reste sous la barre des 25 km/h. Mais la question du trajet se pose toujours. Le code de la route est précis : priorité aux pistes cyclables, puis aux chaussées limitées à 50 km/h quand aucune piste n’existe. En dehors des agglomérations, seules les voies vertes et les pistes cyclables sont accessibles, la chaussée classique reste fermée à ces engins.
Voici un rappel des accès autorisés et interdits, pour éviter les mauvaises surprises :
- Trottoirs : interdits pour circuler, sauf si la mairie l’autorise explicitement. Certaines tolèrent le stationnement, mais à condition de ne pas gêner la marche des piétons.
- Routes à plus de 50 km/h : accès interdit, sans exception.
Les règles changent d’une ville à l’autre. Chaque usager doit donc se renseigner localement : à Paris, par exemple, le moindre écart peut coûter cher.
Quels équipements sont obligatoires pour rouler en toute légalité ?
En matière d’équipements, la trottinette électrique n’échappe à aucune exigence. Impossible d’improviser : chaque engin doit être conforme, sous peine de sanction immédiate lors d’un contrôle. La réglementation impose une liste claire, qui ne laisse aucune place à l’approximation.
Pour permettre à chacun de s’y retrouver, voici les équipements à réunir avant de prendre la route :
- Deux freins efficaces, avertisseur sonore, feux avant et arrière, catadioptres : la base pour chaque trajet.
- Gilet rétro-réfléchissant : obligatoire dès la tombée du jour ou en cas de brouillard.
- Casque : exigé hors agglomération, conseillé partout pour limiter les risques en ville.
- Assurance responsabilité civile : rouler sans cette couverture, c’est s’exposer à de sévères sanctions.
Un oubli, même mineur, peut coûter cher. Le gilet rétro-réfléchissant s’impose dès que la lumière baisse, partout, même en centre-ville. Quant au casque, il divise encore le débat en ville, mais devient impératif dès qu’on quitte l’agglomération. L’assurance responsabilité civile, elle, ne dépend d’aucun débat : rouler sans, c’est s’exposer à une amende allant jusqu’à 3 750 €. Certains modèles plus rapides réclament aussi un certificat de conformité et une plaque d’immatriculation délivrée par la préfecture ; ces cas restent rares sur les pistes cyclables.
Pour ceux qui empruntent quotidiennement leur trottinette, respecter ces exigences, c’est s’assurer une tranquillité durable sur l’espace public.
Sanctions et risques en cas de non-respect des obligations
Derrière la réglementation, les contrôles se sont multipliés et les amendes tombent sans ménagement. Le code de la route ne laisse aucune place à l’approximation : circuler sur un trottoir ou transporter un passager, c’est 135 € d’amende à la clé, une habitude pourtant encore fréquente sur certains boulevards.
Un seul équipement manquant, qu’il s’agisse des feux, des catadioptres ou de l’avertisseur sonore, suffit pour écoper de 35 € de contravention. Un problème de freinage, et la facture grimpe à 68 €. Mais le vrai saut de palier se produit en cas d’excès de vitesse : dépasser les 25 km/h, c’est 1 500 € à régler, sans oublier la menace d’une immobilisation de la trottinette. Et rouler sans assurance ? L’addition atteint alors 3 750 €, avec la possibilité de voir son engin confisqué.
Utiliser des écouteurs, manipuler son téléphone, ou prendre le guidon sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants entraîne une amende de 135 € à chaque infraction. La trottinette électrique, en tant que véhicule terrestre à moteur, implique les mêmes responsabilités que n’importe quel deux-roues motorisé.
Pour mieux visualiser les conséquences, voici le détail des sanctions les plus courantes :
- 135 € pour circulation sur trottoir ou transport de passager
- 35 € pour absence d’équipement obligatoire
- 1 500 € pour excès de vitesse
- 3 750 € pour défaut d’assurance
À chaque trajet, le respect de la réglementation fait la différence entre la liberté de circuler et la lourdeur de la sanction. Sur la route, la trottinette ne tolère pas l’improvisation : mieux vaut respecter les règles que de risquer l’immobilisation du véhicule ou l’amende salée. Les rues n’attendent pas, à chacun de s’y engager en toute lucidité.


