Femme souriante préparant un repas équilibré dans une cuisine moderne

Quantité protéines par jour : comment les optimiser pour votre santé

1 février 2026

Les besoins en protéines dépassent rarement 2 grammes par kilo de poids corporel, même chez les sportifs de haut niveau. Pourtant, certaines pratiques populaires recommandent le double, sans preuve solide d’un bénéfice supplémentaire. À l’inverse, un apport trop faible peut entraîner une fonte musculaire, surtout lors d’une perte de poids ou avec l’âge.

La qualité des sources et la répartition quotidienne influencent directement l’assimilation et l’efficacité de ces apports. Adapter la quantité et le type de protéines selon le niveau d’activité physique et l’état de santé reste essentiel pour éviter carences et excès.

À quoi servent vraiment les protéines dans notre alimentation ?

Quand on parle de protéines, il s’agit en réalité d’un patchwork d’acides aminés. Certains sont dits essentiels parce que le corps n’a pas la capacité de les produire. Ce sont eux qui tiennent la structure du muscle, mais leur rôle va bien au-delà : réparation des tissus, croissance, récupération après un effort. Chaque repas et chaque encas jouent un rôle dans le maintien de la masse musculaire et de la masse maigre.

Sur le plan concret, l’anabolisme et la récupération dépendent d’apports suffisants. Après une séance de musculation ou un entraînement d’endurance, les protéines arrivent en première ligne pour réparer les fibres sollicitées. Si elles viennent à manquer, la récupération ralentit nettement. La synthèse protéique nécessite un apport régulier, réparti tout au long de la journée, pour soutenir l’effort et éviter la perte de muscle acquise.

Une alimentation équilibrée conjugue protéines, glucides, lipides, fibres et micronutriments. Il ne suffit pas d’additionner les grammes : la diversité des sources reste centrale pour garantir un profil complet en acides aminés. Miser sur la variété permet d’optimiser la capacité du corps à réparer, à se renforcer, à préserver sa structure.

Voici les principales fonctions des protéines au quotidien :

  • Récupération : essentielle non seulement pour les sportifs, mais aussi en cas de maladie ou avec l’avancée en âge.
  • Croissance musculaire : un apport ajusté contribue à gagner en force et en volume.
  • Réparation des tissus : priorité après une blessure ou un effort soutenu.
  • Préservation de la masse musculaire : enjeu de taille dès la maturité, pour la mobilité et la santé métabolique.

Tout est affaire de dosage : il ne s’agit ni d’en manquer, ni d’en abuser, mais de viser la juste mesure pour entretenir le muscle, la performance et l’équilibre global.

Combien de protéines par jour selon votre mode de vie : sportif, sédentaire ou en perte de poids

La quantité de protéines recommandée se détermine selon des repères précis. Pour un adulte sédentaire, l’Anses préconise entre 0,8 et 0,83 gramme par kilo de poids corporel chaque jour. Ce niveau permet de régénérer les tissus et de préserver la masse musculaire sans surcharge inutile. Dès que l’activité physique s’intensifie, les besoins augmentent. Un sportif d’endurance,coureur, cycliste, nageur,devra viser entre 1,2 et 1,3 g/kg/jour. Pour la musculation ou les sports de force, la fourchette grimpe à 1,5 voire 2 g/kg/jour afin de soutenir la croissance musculaire et la récupération après l’effort.

En période de perte de poids, augmenter les apports protéiques (de 1,5 à 1,8 g/kg/jour) aide à protéger la masse maigre, particulièrement exposée lors d’un déficit calorique. Claire Muszalski recommande de répartir l’apport en trois à quatre prises sur la journée : 20 à 25 g à chaque repas pour stimuler au mieux l’anabolisme musculaire. Chez les sportifs confirmés, des doses allant jusqu’à 30 à 45 g par prise peuvent avoir un effet sur la force et la masse maigre.

L’Anses souligne qu’au-delà de 2 g/kg/jour, rien n’indique un bénéfice supplémentaire pour la majorité des adultes. Ce qui compte, c’est la quantité totale sur la journée, et non le moment précis de l’ingestion. Après un footing tranquille, inutile de miser sur une collation protéinée. En revanche, après une séance soutenue, une récupération apportant 0,2 à 0,3 g/kg,soit 25 à 30 g de protéines,s’intègre judicieusement dans la routine.

Sources de protéines : comment choisir les meilleures options pour vos besoins

Du côté des protéines animales, la densité en acides aminés essentiels et la biodisponibilité font référence. Viande maigre, poisson, œufs : ces aliments couvrent à eux seuls tous les besoins en protéines. À titre d’exemple, 100 grammes de blanc de poulet, de saumon ou deux œufs fournissent entre 18 et 22 grammes de protéines de qualité. Leur efficacité pour la récupération et le maintien de la masse musculaire est largement reconnue.

Les protéines végétales séduisent de plus en plus, portées par leur impact environnemental réduit et leur teneur en fibres. Légumineuses, soja, lentilles, pois chiches, tempeh, céréales complètes : prises séparément, elles offrent parfois un profil d’acides aminés incomplet. Il est donc pertinent de les associer,riz et lentilles, quinoa et pois chiches, pain complet et houmous,pour garantir une complémentarité et couvrir l’ensemble des besoins, y compris pour les sportifs.

Dans les modes de vie pressés ou pour les profils très actifs, les compléments alimentaires (whey, caséine, boissons protéinées) simplifient la gestion des apports. Une dose de whey s’assimile rapidement, idéale en sortie d’entraînement intense. La caséine, elle, agit plus lentement et s’intègre plutôt au dîner pour soutenir l’anabolisme nocturne. Les végétariens ne sont pas en reste : des alternatives à base de pois ou de riz existent. Fractionner les prises et viser 20 à 30 grammes par repas permet de soutenir au mieux la synthèse musculaire.

Jeune homme sportif préparant un shake protéiné en plein air

Conseils pratiques pour optimiser vos apports et éviter les excès ou les carences

La répartition sur la journée fait la différence : inutile de concentrer toute sa quantité de protéines sur un seul repas. Trois à quatre prises de 20 à 30 grammes chacune stimulent mieux la synthèse musculaire et limitent les pertes. Après un entraînement musculaire exigeant, une collation de 25 à 40 grammes accélère la récupération et la réparation des tissus musculaires.

Il s’agit aussi d’ajuster l’apport à ce que vous vivez : l’adulte peu actif vise 0,8 à 0,83 g/kg/jour, l’endurant grimpe à 1,2-1,3 g/kg, le passionné de musculation entre 1,5 et 2 g/kg, tandis qu’une phase de perte de poids autorise 1,5 à 1,8 g/kg. Le plafond fixé par l’Anses reste à 2 g/kg/jour. Inutile d’aller au-delà : aucun effet supplémentaire, même chez les plus motivés.

Pour simplifier, voici les points à retenir :

  • Fractionnez : 20 à 30 g de protéines par repas, jusqu’à 40 g après un entraînement soutenu.
  • Misez sur la diversité alimentaire pour garantir l’ensemble des acides aminés essentiels.
  • Alternez les sources : combinez protéines animales et végétales, jouez sur les associations pour tirer le meilleur de chaque aliment.

À long terme, un apport trop élevé peut fatiguer les reins et, chez les personnes fragiles, provoquer déshydratation ou déséquilibre minéral. Les recommandations n’indiquent pas de risque chez l’adulte en bonne santé, mais la modération reste la ligne de conduite, même si l’envie de repousser ses limites vous démange. N’oubliez pas que glucides, lipides, fibres et micronutriments jouent eux aussi un rôle central dans l’équilibre nutritionnel.

Restez attentif à vos choix, adaptez-les à votre rythme et à vos objectifs, et la protéine deviendra un allié solide, sans jamais peser sur la balance d’un excès inutile.

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