Trois milieux de terrain sans la moindre minute internationale depuis plus d’un an, aucun attaquant du Torino malgré la série de buts de Pietro Pellegri depuis janvier, et une défense de la Lazio boudée alors qu’elle brille en Serie A : la dernière liste de Gennaro Gattuso n’a rien d’un tableau consensuel. Dans le vestiaire, les absences répétées de Nicolò Zaniolo et Sandro Tonali font grincer quelques dents.
À chaque sélection, Gattuso affiche sa préférence pour la polyvalence et la constance, même si cela signifie mettre de côté des joueurs imprévisibles ou flamboyants. Ses décisions, loin d’être universellement saluées, tracent une feuille de route stricte, parfois déconcertante.
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Quels joueurs de Serie A Gattuso a-t-il retenus pour les barrages ?
Pour préparer les barrages, Gennaro Gattuso a publié une liste où transparaît la volonté d’ancrer une base solide, sans sacrifier le panache qui fait la réputation du football italien. Certains piliers tiennent toujours la barre : Gianluigi Donnarumma, incontournable dans la cage, reste le dernier mot de la défense, même si Paris lui réserve parfois des soirées difficiles. Devant lui, Alessandro Bastoni (Inter Milan) s’impose comme un digne représentant de la nouvelle vague : robuste, précis dans la relance.
Au milieu, Nicolo Barella orchestre le tempo avec la rigueur qui fait sa renommée à l’Inter. Sa présence assure un point d’ancrage, épaulé par des joueurs plus offensifs comme Federico Chiesa (Juventus), dont la capacité à casser les lignes reste une arme redoutée. Sur les côtés, Mattia Zaccagni (Lazio) et Riccardo Orsolini (Bologna) apportent de la percussion, tandis que la convocation de Daniel Maldini (Monza) intrigue : un patronyme lourd d’histoire, mais aussi un pari sur la fraîcheur et la nouveauté.
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Pour l’attaque, Gianluca Scamacca (Atalanta) a été choisi pour son impact physique et sa capacité à bousculer les défenses. L’avant-garde offensive s’appuie sur des joueurs issus des clubs les plus performants de Serie A, formant un collectif solide, tout en laissant la porte ouverte à l’éclosion d’individualités.
Voici les noms qui composeront l’ossature de la squadra azzurra pendant les barrages :
- Donnarumma (PSG)
- Bastoni, Barella (Inter Milan)
- Chiesa (Juventus)
- Scamacca (Atalanta)
- Zaccagni (Lazio)
- Orsolini (Bologna)
- Maldini (Monza)
L’équilibre de la sélection s’appuie clairement sur les locomotives du championnat : Inter, Juventus, Atalanta, Lazio. Gattuso fait le choix de la continuité, mais glisse quelques signaux annonciateurs d’audace et de sang neuf.

Entre surprises et absences marquantes : ce que révèlent les choix de Gattuso pour l’Italie
La composition retenue par Gattuso pour affronter les barrages dépeint une équipe en pleine transformation. La jeunesse prend les commandes en défense : sans Giorgio Chiellini ni Leonardo Bonucci, le sélectionneur mise sur Giorgio Scalvini et Alessandro Buongiorno. Deux visages neufs, sans le bagage des anciens, mais capables de rassurer par leur lecture du jeu et leur solidité.
Autre coup d’éclat : la présence de Daniel Maldini, troisième génération à porter le maillot azzurro. Ce choix illustre la volonté d’ouvrir un nouveau chapitre, sans se laisser freiner par le poids des glorieux prédécesseurs. Pourtant, de nombreux habitués manquent à l’appel. Destiny Udogie, Nicolo Zaniolo, Domenico Berardi, Marco Verratti ou Ciro Immobile restent sur le carreau. Qu’il s’agisse de pépins physiques, de décisions tactiques ou de performances jugées insuffisantes, ces absences illustrent l’incertitude qui entoure la sélection depuis le départ de Roberto Mancini et la brève étape Luciano Spalletti.
Orphelin de figures emblématiques, le groupe doit s’appuyer sur une dynamique collective renouvelée. Gattuso, arrivé après l’Euro 2024 en Allemagne, s’emploie à tourner la page des échecs, notamment les éliminations lors des qualifications pour les Mondiaux 2018 et 2022, et cherche à reconstruire un état d’esprit où l’héritage sert de point d’appui à l’audace. Une équipe qui se façonne sous tension, entre impatience du public et promesses à tenir. Qui prendra la lumière lors des barrages ? La réponse pourrait bien surprendre, à l’image de cette sélection en mouvement perpétuel.

